Pierre PULITTI


Issu d’une famille de musiciens, Pierre Pulitti est mis devant un piano à l’âge de 4 ans, puis enchaîne avec le violoncelle, la direction d’orchestre et surtout la composition. Il compose et exécute des musiques de pièces de théâtre, films, téléfilms, documentaires. Mais la maladie le rattrape, l’obligeant à cesser ses activités musicales.
Tout en restant un ardent mélomane, Pierre Pulitti va alors changer de clavier, car créer est sa raison d’être : il passe du piano à l’ordinateur, de la musique des notes à celle des mots. Il écrit des articles de journaux, des poèmes, des essais, des nouvelles ; il écrit pour les autres aussi, mettant sa plume au service de ceux qui ont besoin d’aide pour se raconter ou transmettre. Puis il se tourne enfin vers le roman et là, prend pleinement son envol.
17, rue des Bons-Enfants, son premier roman, signe sa renaissance artistique. Mais il ne s’arrête pas en si bon chemin. Son second roman, Journal d'un enfant gâté, est paru chez L’Harmattan en 2013 et le troisième en 2014, toujours chez L'Harmattan : Le roman d'Alexandre.

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17, rue des Bons-Enfants

Roman


17, rue des Bons-Enfants : résumé

Alors que sa mère sombre peu à peu dans la démence, un homme découvre la véritable personnalité de celle-ci et la façon dont elle a saboté son avenir et ses rêves.
Au fil du récit, ses souvenirs remontent et, avec eux, l’amère souffrance d’avoir perdu son premier et unique amour. Ils étaient adolescents, vivaient l’un pour l’autre, l’un par l’autre, ils ne faisaient qu’un. La vie les avait mis sur le chemin du bonheur, jusqu’au jour où, sans un mot, sans une explication, celle qu’il aimait tant, disparut de son horizon. Pourquoi ? L’effroyable vérité qui lui est dévoilée et la puissance de son amour restée intacte vont lui donner la volonté de la retrouver.
« L’Amour permet à chacun d’affronter l’Éternité d’autant que l’histoire, qu’elle soit légende ou vérité, n’est jamais qu’un éternel recommencement. »


ISBN : 978-2-84859-096-7
Édition imprimée : 16.00 €
Édition numérique : 6.99 €
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Et pour illustrer ce roman, écoutez un extrait de l'album de slam Marseille de Pierre Pulitti

17, rue des Bons-Enfants : extrait

La mère n’avait toujours pas réintégré sa chambre dans la maison de retraite et reposait dans son lit d’hôpital, abrutie par les antalgiques qui lui avaient été prescrits.
Elle portait un corset, destiné à restreindre le déplacement de son thorax, en cas de toux ou de rire, cette dernière hypothèse étant néanmoins guère envisageable, au vu de son état actuel, car sa chute l’avait psychologiquement marquée.
Elle avait, en effet, touché du doigt son impotence et commençait, sans vouloir se l’avouer, à prendre conscience de la réalité de son état et de son affaiblissement.
Le fils était assis à côté d’elle et la surveillait du coin de l’œil, tout en parcourant distraitement une revue.
Parfois, son regard croisait celui de sa mère. C’était un autre regard, inhabituel, lointain et las, une vision d’un autre monde, un peu comme si elle s’était installée dans l’antichambre de la mort. Cependant, il savait que son état de santé ne s’était pas dégradé. Seul, ce traitement de choc passager l’affectait ainsi. Sa vitalité allait reprendre sous peu le dessus et, avec elle, la hargne, l’impatience et l’intolérance.
Un long moment s’écoula ainsi dans le silence. Puis elle reprit progressivement conscience et balbutia :
— Mon Dieu… Mon Dieu…
Le fils se pencha vers elle.
— Maman, tu as mal ?
— Qui êtes-vous ?
— C’est moi, maman, ton fils.
— Ah, c’est toi ?… Pourquoi m’as-tu fait ça ?
— Quoi donc ?
— Tu m’as frappée, tu m’as poussée.
— Mais non, maman. Souviens-toi, je n’étais pas là.
— Alors, tu as payé quelqu’un.
— C’est ridicule de penser une chose pareille, enfin.
— Alors, je ne comprends pas. Qu’est ce que je fais ici ?... Où sommes-nous ?
— À l’hôpital. Tu as voulu te lever seule, et comme tu n’en es pas capable en ce moment, tu es tombée. C’est tout. Combien de fois les infirmiers et moi-même t’avons dit de nous attendre et demander pour te lever.
— Tu n’étais pas là, une fois de plus…
— Non, c’est vrai. Je n’ai donc pas pu te pousser, encore moins te frapper, et puis pourquoi ferais-je cela ?
— Oh, je suis vieille, inutile, je t’encombre, je le sais bien.
— Ne dis pas de sottises. Tu es ma mère, je fais mon possible pour toi.


17, rue des Bons-Enfants : les lecteurs ont dit

"Je viens de finir votre livre. Félicitations, j'ai adoré. Très triste et belle histoire, et bien sûr, la fin est une belle fin pour tous les amoureux du monde... Hélas, il y a des mères plus que possessives qui font le malheur de leur enfant. Malgré tout, j'ai été touchée par la maladie de cette mère, cette maladie est vraiment une descente aux enfers. Ces patients ont un enfermement inéluctable au fil de la maladie. Les familles sont durement éprouvées et les soignants admirables de dévouement. Il y a 3 mois, ma meilleure amie a perdu sa mère après une dizaine d'années de souffrance...
Continuez vos écrits et avec impatience je vais attendre le prochain.
Livre vrai qui a touché mon coeur et ma sensibilité profonde."
Pierrette - Saint-Denis de Pile (33)

"Pierre, je viens de finir ton livre mais je n'ai pas encore les mots pour exprimer tous mes sentiments. Juste un mot me vient : MERCI !"
Fabien - Marseille (13)

"C'est avec intérêt que j'ai lu ton premier roman. Sans flatterie, j'ai aimé ! C'est une histoire qui m'interpelle pour deux raisons :
- elle me ramène une trentaine d'années en arrière, à une époque où j'étais en butte moi aussi à la possessivité maladive de ma mère. Conflit qui se termina par l'absurde, elle me vira de la maison paternelle. Ce fut un choc psychologique terriblement difficile à surmonter et j'avoue que l'idée d'en finir avec la vie m'a traversé l'esprit. Heureusement que je possédais un bon équilibre mental.
- le parallèle entre l'AMOUR et la mythologie que je trouve particulièrement interpelant. Je pense que la vie est une histoire d'AMOUR. c'est de l'Amour entre la terre et le ciel que naît la vie.
En ce sens, le monothéisme a perverti la religion initiale des humains en transférant les attributs divins sur un seul DIEU, fatalement masculin, pour justifier l'émergence d'une société patriarcale. Il a détruit l'unicité de la création (homme et femme) en l'amputant de sa part féminine. Les religions polythéistes respectent mieux cette unicité en conférant à la femme la place à laquelle elle a droit.
Quand un homme et une femme s'aiment sincèrement et sans tabou, qu'ils s'abandonnent l'un à l'autre dans le respect total de leur intégrité, pour aboutir à la fusion du corps, de l'âme et de l'esprit, ils recréent cette unicité première.
Le tantrisme rétablit la place de la femme dans cette unicité originelle, non en faisant d'elle la responsable de la chute de l'humanité mais au contraire la voie qui ramène à l'unicité. Il exige une volonté quasi surhumaine de dépouillement, exacerbe le désir passionné de disparaître dans le noyau intact de la puissance impersonnelle. Le couple se surpasse.
L'homme a oublié les vertus de l'AMOUR tiraillé entre les interdits bibliques qui présentent la femme comme source du péché et la déesse "RAISON" qui le rend froid et calculateur. Cet AMOUR qui nous ramène aux origines de la vie, aux temps de l'unicité parfaite de l'humanité, quand la Terre et le Ciel s'unissent dans l'acte d'AMOUR.
Au plaisir de te lire."
Roland

"Je viens de terminer ton roman et je dois dire que je l'ai lu avec beaucoup de plaisir : les histoires d'amour, c'est un truc qui marche toujours ! C'est sincère. On se laisse prendre par cette histoire qui aurait pu arriver à n'importe qui. Ça m'a changé des polars que je lis régulièrement. Vu que tu as travaillé pour la télé, tu devrais le proposer, ça pourrait faire un bon téléfilm. Tiens-moi au courant pour ton deuxième."
René - Marseille (13)

"Ne t'ai pas encore parlé de ton livre qui m'émeut profondément à double titre. Il est fort bien écrit et pour moi très précieux car je suis, comme toi, une amoureuse de l'amour. Comme toi, je le sacralise. Par ailleurs, cela remue inévitablement plein de choses un peu douloureuses, et du coup, je ne me sens pas un lecteur complètement objectif. En tous cas, félicitations et bon vent pour tes prochains livres."
Anne-Marie - Mirabeau (13)

"J'ai aimé ton roman ! Il est vivant, facile à lire comme j'aime !

Je n'ai pas aimé le personnage de la "mère" ! Waou !!! J'ai trouvé le fils bien courageux et tolérant !
Heureuse que les amoureux se soient retrouvés !"
Sylvie - Gap (05)



"J'ai lu ton roman. Une première remarque : j'ai été touché par le passage du je au il, procédé que je suis en train d'utiliser pour mon récit, une deuxième : le côté psychanalytique est intéressant, couplé avec l'histoire d'amour qui est pleine de sensibilité et d'intensité, enfin une troisième : la langue est fluide et l'écriture légère, ce qui aide à rentrer dans l'histoire. Bref, je ne regrette pas mon acquisition."
Michel - Gap (05)


"Je viens de finir votre premier roman, téléchargé vers 18 h. Merci pour ce beau roman, j'ai retrouvé dans les débuts de votre roman des similitudes avec ma vie, sauf que cela ne finit pas de la même manière, mais qui sait ? Peut-être qu' un jour je le retrouverai.
Du début jusqu'à la fin on vit avec les personnages, j'avais l'impression de voir la chambre, la mère , le fils. Merci."
Michèle


"Pierre, j'ai du mal avec ton bouquin... j'ai l'impression de plonger dans la vie de plein de gens qui vivent la même situation sans savoir l'exprimer et j'en connais et aussi l'angoisse que ça peut m'arriver ...
J'ai dû arrêter très vite hier soir car ça m'oppressait... faut que je prenne du recul maintenant que je sais ce qui m'attend dans les pages suivantes... je dois me préserver... pas souvent que ça m'arrive de ne pas pourvoir faire un barrage... trop près du réel... même dans le langage et la façon de l'écrire... je te tiendrai au courant de mon avancée...
"IL NE FAUT PAS MINIMISER LES MIRACLES... SURTOUT LORSQU'ON EST UN ANGE..." Je ne regrette pas d'avoir continué... même si j'ai eu du mal au début..."
Michou Mirandou (Baudreix) 

Journal d'un enfant gâté, paru en 2013 chez L'Harmattan



Le roman d'Alexandre, paru en 2014 chez L'Harmattan





2 commentaires:

tania vittoz a dit…

Tu sais combien je l'ai aimé et combien il m'a touché sur l'instant alors qu'il se nommait encore manuscrit ....Ton succès est amplement mérité.
Dan

Christine Pionneau a dit…

Mes amitiés et bonne continuation dans tes écris...Belle âme !Belle plume !